Le récit de voyage

La Macédoine. En France, le mot signifie une recette de légumes mélangés.
Le pays reflète l’ensemble de cultures différentes obtenu par la présence d’habitants venus des pays limitrophes. Une richesse d’échanges mais aussi toute la complexité d’acceptation de l’autre
Dans les paysages des Balkans, vous pouvez vivre un magnifique séjour de marche en montagne, à travers la campagne, les villages, les troupeaux, les ruisseaux et le bord des lacs.
Toutes les conditions réunies pour une réussite : météo, chaleur, contact, accueil, nature sauvage. J’y retournerai volontiers. 7 jours, c’est court et déjà une bonne approche dans la découverte du pays.
La lecture vous offre un goût d’aventure avant d’oser s’y engager. N’hésitez pas à y aller.

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Quelques extraits pour la mise en bouche :
"- Skupi ? Question à voix basse, en levant le menton sur le lieu entouré d’un grillage.
- C’est écrit sur le panneau, me répond Ivan.
- C’est seulement un tas de cailloux roulés à la brouette !.............

- Tu es vraiment têtue !
- C’est vrai. Je suis venue en Macédoine pour découvrir des choses. J’en ai l’occasion aujourd’hui. Je ne m’en prive pas.
- D’accord.
- Merci, je te suis.
Un petit chemin longe une maison et se dirige vers la colline. Nous nous y engageons.
- Viens vers cette ferme. J’ai vu un homme tout à l’heure. Il est temps. J’entends le moteur d’une voiture.
Trois personnes sont déjà installées dans le véhicule...............

Très gentils ces villageois. Dix minutes plus tard, nous sommes au pied d’un petit ruisseau. Un policier surveille les allées et venues.........Tout cela titille mon attention, me motive pour deux.
Nous voilà à traverser les bâtiments d’une ferme. Le chemin est fermé, par un grillage limitant la zone militaire. Un vieil homme assis sur une pierre, tient la corde attachée au cou de l’unique vache. Il sourit en regardant ces visiteurs d’un autre monde.
- Savez-vous comment rejoindre Skopje ?
- Il y a un bus de l’autre côté du champ.
Surprenant. Il ne doit pas avoir compris la question. Nous verrons plus tard. L’ouvrage recherché serait là tout proche ? Étrange ou carrément oublié !
Réellement, 15 minutes de marche, dans les épines et les bouses asséchées...............
J’ai l’impression qu’il se redresse fièrement sous notre regard. S’il pouvait trouver trois gouttes d’eau, il serait heureux de nous les verser.............
...................
- Pourquoi veux-tu aller dans ce village ?
- J’ai envie d’authentique. Un village, une montagne, une forêt. Tu aimes ça.
- Nous ne connaissons pas les horaires de bus. S’il y en a !
- Tu sais bien, il y a toujours une solution. Fais-moi confiance.
- Han, han…
Cette expression, qui dit tout, exprime le doute.
Pourquoi Vevcani ? Une bonne uestion. ..................................
« Attendez, un micro bus va arriver. Il va à Labunista (Лабунища en traversant Vevcani. »
Début de la patience. Plusieurs bus défilent. Pas le nôtre. 30 minutes. Un homme, la soixantaine, vient discuter, satisfaire sa curiosité. Il habite un petit village adjacent. Ivan, fidèle traducteur, cherche tous les moyens pour faciliter mon séjour. Cette personne accepte de me faire visiter la mosquée, même les salles interdites aux femmes. « Je connais le responsable » dit-il...... ............
Qui se sent penaud et floué dans l’affaire ? « 2 ronds de frites sur la place » ! « Le bec dans l’eau » ! Vive les expressions françaises…............

Descente vers le village, sans se précipiter. Les poules picorent au pied des maisons. Certaines constructions, presque en ruines, semblent inhabitées. Pourtant des rideaux habillent les fenêtres. Des pots de géraniums colorent la devanture. Des vêtements étendus à sécher prouvent le contraire...........................

Les boules de laine s’éparpillent, se confondent avec les rochers, se courent après. Les pattes à poils en font le tour. À Chacun son travail. Belle organisation et bonne éducation du chien. Les filaments de nuages descendent, enveloppent et s’évaporent. Tout cela dans un silence monastique.
Le redémarrage demande de l’attention. La musculature s’est rafraîchie. La brume réveille le visage. La pente s’adoucit. Le passage traverse des zones de grosses roches, descendues en avalanche. L’équilibre de la marche demande à poser le pied sans hésiter....................................
Le troupeau d’ovins vient à notre rencontre, avec chien et berger. De suite, les deux hommes lient connaissance et font un brin de causette............ Ayant compris notre destination, sans hésiter, l’homme fait demi-tour et nous accompagne.
Tous les animaux lui embrayent le pas. Nous nous étions avancés pour être près de lui. Dans la marche arrière, je retrouve collée à mes baskets.............
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